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STRESS
ET LIBIDO.
En
latin, « libido » signifie « désir »,
« envie ». Pour Freud, la libido est l’énergie de l’eros,
« énergie psychique des pulsions sexuelles » (Grand
Dictionnaire de la Psychologie, Larousse, 1999). Pour le célèbre psychanalyste en effet, la libido a toujours à voir avec la
pulsion sexuelle
qui se manifeste dans la vie psychique du sujet. Et en cela,il s’oppose à Jung qui étend la libido à toutes les tendances qu’elles soient sexuelles ou non.
Manque
de libido, stress, anxiété, dépression nerveuse.
Inutile de revenir encore sur le stress, ses causes et conséquences ;
ces informations ont été abordées dans une autre rubrique. Mais qu’en est-il de ses répercussions sur la libido ? On a coutume de dire que le stress et la libidone font pas bon ménage. L’état de stress, on le sait provoque des tensions musculaires,une grande fatigue, une perte d’intérêt et d’envie. Le désir
sexuel se nourrit d’un imaginaire érotique qui ne tolère que très
peu l’intrusion des préoccupations quotidiennes (professionnelles,
familiales etc…). Trop de soucis captivent notre mental qui ne
parvient plus à être suffisamment détendu pour générer les
images propices à susciter désir et envie. Et ceci est vrai tant
chez les hommes que chez les femmes.
Inversement une vie sexuelle active serait de nature à combattre le stress et à diminuer le niveau d’anxiété. L’action est simple ; le
plaisir sexuel stimule la sécrétion des endorphines, ces molécules
morphiniques endogènes réputées être euphoriques. Certaines
études conduites par un chercheur écossais, Stuart Brody,
soulignent combien l’orgasme vaginal serait bon pour la santé
(équilibre psychique, minceur, absence de dépression, bonne santé
physique…). Sans s’attarder plus avant sur les controverses
suscitées par le terme d’orgasme « vaginal » que
laissent présumer ces recherches, le bon sens permet toutefois de
conclure d’évidence à une bonne santé physique et mentale chez
les personnes qui ont une activité sexuelle satisfaisante. Mais à
quoi renvoie le terme « satisfaisant » ?
Manque
de libido ou le « devoir de jouir ».
Il
en va de la sexualité comme des autres domaines : une somme
d’injonctions à être « comme-ci » ou « comme-ça »,
à faire « comme-ci » ou « comme ça ». Il
convient de rester prudent. Ici comme ailleurs, la norme n’a pas sa
place. De
la « sexualité utilitaire » de jadis au « devoir
de sexualité » d’aujourd’hui, les femmes et les hommes
sont soumis à des contraintes parfois paradoxales qui freinent la
liberté sexuelle pourtant amplement revendiquée dans les années
70.
Dans
le domaine de la sexualité, il n’existe pas de remède miracle
valable pour toutes et tous. Ce qui convient à l’un ne va pas
obligatoirement pour l’autre. La sexualité est une affaire
complexe et sur le chemin du désir les « fausses routes »
ne sont pas rares. C’est au creux de soi que se construisent la
connaissance et l’acceptation de ce désir parfois insaisissable
avant d’entreprendre le voyage qui conduit vers l’autre.
Manque
de libido, stress, excitation sexuelle
La
vie fantasmatique au sein d’un couple est importante pour maintenirune sexualité satisfaisante et conserver une libido optimale. Mais la sensualité ne doit pas être absente des rapports amoureux. Le
corps est en effet parcouru d’une infinité de terminaisons
nerveuses qui demandent à être stimulées pour favoriser et maintenir le désir. Le manque de libido n’est parfois dû qu’à un défaut de prise en compte de ce que la phase d’excitation est
tributaire des sensations tactiles et de l’éveil de celles-ci. Les
problèmes d’impuissance masculine par exemple sont des difficultés
qui naissent souvent dans la phase d’excitation. L’origine en
dehors de facteurs physiologiques et médicaux (phénomène
neurologique et musculaire) est souvent d’ordre psychologique
(stress, anxiété...) et relationnel.
Libido,
stress, sophrologie.
La
sophrologie en favorisant un travail de détente corporelle et psychique diminue le niveau de stress. La conscience au bord dusommeil est une situation privilégiée pour opérer un travail de
visualisation qui saura programmer de manière positive notre
perception du monde et des choses, notre approche de la sexualité et
de notre corps. Dans ce niveau sophro-liminal, le raisonnement
logique est en sommeil, la notion du temps assoupie et ce qui sera
imaginé dans ce moment de relaxation aura tendance à être mis en
mémoire et à se réaliser ensuite.
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Du grec « sos » qui signifie harmonie, « phren », esprit et « logos », science, la Sophrologie est une école scientifique inspirée de la phénoménologie
qui étudie la conscience.
Le terme sophrologie
est donné à Madrid en 1960 par le Pr Alfonso Caycedo, d'où le nom de Sophrologie Caycedienne
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